14 mai 2008
La madeleine de Proust
Je suis parti en week end chez mes parents en Bourgogne.
C'est là que j'ai grandi, que j'ai connu toutes les joies de l'enfance et tous mes tourments d'adolescente.
A 16 ans , quand on grandit dans une petite ville de 9000 habitants , on ne rêve que d'une chose : c'est partir.
Alors , je suis parti après mon bac, vers la grande ville et surtout à l'opposé des autres étudiants qui comme moi partait vers la fac.
J'étais solitaire à 18 ans mais sans plus car les gens qui m'entouraient alors ne me convenaient qu'à moitié.
Mais, j'avais mon petit frère qui me suivait dans mes balades, le super petit frère : confident, ami surtout, la personne que j'aimais le plus. ( Je l'aime toujours! ;o))
Il me suivait partout! Et ce qu'on préférait faire ensemble c'était du vélo.
Vendredi sans savoir vraiment pourquoi , j'avais demander à Manuel de tourner à gauche plutôt qu'à droite; j'ai eu comme un appel. Une envie soudaine de revoir les sentiers que nous parcourrions dans la campagne à vélo.
Là tout m'est revenu: les poses sous les arbres, les jeux de cartes que l'on se collait sur le front quand on jouait au kilo de M... les fous rires, le pique nique .
Et surtout ce chemin escarpé avec des cailloux bien pointu que l'on descendait debout sur le vélo et les mains fermement arrimées au vélo qui tremblait.
Elle est là ma madeleine de Proust avec un sérieux goût de reviens-y.
Au final, j'ai vraiment réaliser que c'est de là que je viens, et que même si je n'ai pas eu une super adolescence pleine de boum et de copains et bien c'est ma ville et ma naissance. Mon sang et mon pays.






